Signée Léonie, cette nouvelle s’avère aussi douce que son titre le laisse présager !

Bonne lecture a tous & toutes !


TIME TO LOVE

 

LEONIE

 

 

 

« Bien, la classe est terminée, merci à tous ! »

Smith mit son pointeur à l’intérieur de sa sacoche, rassembla les papiers qui traînaient sur le grand bureau en un joli tas qu’il tapa deux fois contre le bois de la tablette. S’assurant enfin qu’ils étaient parfaitement alignés, il les fit rejoindre le laser au fond du sac. Il adressa un dernier regard à l’amphi, et le quitta en faisant claquer la porte du fond.

 

Je soufflais et rangeais mes affaires. Nous venions de finir le cours le plus barbant de la semaine, le reste serait clairement plus appréciable. Tess et Paige, devant moi, continuaient de papoter, elles ne semblaient pas décidées à quitter l’amphi tout de suite. J’écoutais leur conversation distraitement avant de croiser le regard de Hunter et Lloyd un peu plus bas dans la salle. Arrivés en retard, ils n’avaient pas eu d’autres choix que de se mettre aux dernières places disponibles, au premier rang. Je fis signe aux filles que je descendais avec les gars, mais qu’on ne quittait pas l’amphi. À quoi bon, on reprenait une demi-heure plus tard. Je m’installais derrière mes amis, histoire de pouvoir leur parler à tous les deux. L’amphi se vidait rapidement, on ne serait bientôt plus que cinq dans la salle. Les gens préféraient souvent aller fumer sur la passerelle ou encore s’acheter un café au distributeur.

 

Je les laissais finir leur conversation et envoyais un message à mon frère pour prendre des nouvelles de lui et de mon neveu. J’avais hâte d’être à Noël que je puisse rentrer à la maison : ils me manquaient. Ils habitaient encore dans la région de France où j’avais été élevé. J’avais, il y a quelques semaines, envoyé de l’argent à Fergus pour qu’il puisse acheter à Louison son cadeau d’anniversaire. Mon neveu grandissait sans moi et je m’en voulais de louper des moments si importants. Parfois, je regrettais d’être parti si loin d’eux, comme si j’avais volontairement laissé la place que le destin m’avait prévue. Comme si je les avais abandonnés.

 

Un rire me sortit de mes pensées sordides. Son rire. Je rangeais mon smartphone et saluais Hunter et Lloyd. Mes yeux restèrent un peu trop longtemps accrochés à ce dernier, mes joues me semblèrent chaudes. Je détournais le regard. Je crus sentir le sien me fixer : encore une autre de mes illuminations. Pourquoi s’intéresserait-il à un gars comme moi, sérieux ?

 

Hunter nous raconta que sa mère avait déjà appelé cherchant à savoir s’il comptait rentrer pour Thanksgiving. Le sauvage qu’il était s’était perdu ici. Il voulait juste s’éloigner de sa famille qui habite au Nevada, il est alors venu à NYC tenter quelque chose dans le cinéma. Ses parents étaient vraiment réticents à l’idée de le voir s’engager dans des études artistiques, mais ils avaient l’argent alors ils n’ont pas protesté plus que ça. Lloyd, quant à lui, venait d’un milieu un peu moins friqué, il avait dû travailler dur pour un centre de baseball de sa ville. Son salaire aidait ses parents à payer l’école. Au moins, il était certain de vouloir faire carrière en arts. Moi ? Moi, j’avais fait un sacré crédit auprès de la banque.

Comment aurais-je fait sinon, pour payer l’école et aider Ferg ? Je n’aurais clairement pas pu. A cette époque, je ne pouvais toujours pas, alors Lloyd et Hunter se relayaient pour m’héberger. Je participais aux courses, mais, financièrement parlant, c’était vraiment tout ce que je pouvais faire. Alors je les aidais avec leurs cours, je faisais le ménage. Je travaillais aussi dans un cinéma les soirs de semaines. Vous savez, la personne avec sa petite pince et son sac-poubelle à la main à la fin de la séance, c’était moi. Avec tout ça j’avais très peu de temps pour moi, mais je suppose que j’y étais habitué.

 

« Nath’, tu sors après les cours ? me demanda Hunter plein d’espoir.

— Non, j’ai pas le temps. Quand je rentre, il faut que j’aide Lloyd pour l’analyse de scène et j’aimerais bien taper une sieste avant d’aller au boulot. Je suis dés..

— Les gars ? Paige et moi, on se tire, le cours a été annulé, énonça joyeusement Tess en brandissant son téléphone encore déverrouillé sur l’écran de l’emploi du temps en ligne. Vous venez avec nous ? On va se poser à Central Park.

— Moi je viens, s’écria Hunter, à plus les gars ! »

 

Il avait à peine eu le temps de finir sa phrase qu’ils avaient déjà quitté l’amphi. Hunter ne nous l’avait avoué qu’à demi-mot, mais il aimait bien Paige. Cette dernière était vraiment discrète, difficile de dire si elle aussi était tombée sous le charme de notre ami. J’espérais pour lui que ça soit le cas. Ils étaient tellement complémentaires que leur relation collerait forcément.

 

« Tu préfères bosser ici ou chez toi ? demandais-je à mon élève du jour.

— Plutôt à la maison, non ? On sera plus tranquille. »

 

Je souriais. On était toujours du même avis avec Lloyd. Moins il y a de monde autour, mieux on se portait, l’un comme l’autre. Il souriait aussi. Cela provoqua en moi un fourmillement indescriptible. C’était à la fois tellement agréable, mais ça faisait presque mal. J’avais cette sensation de plus en plus souvent lorsque j’étais seul avec lui. Je ne savais pas ce que c’était, mais j’y devenais accro ! Ça faisait un peu peur d’ailleurs.

 

Ça me faisait tellement plaisir de l’aider. Il s’était battu pour arriver parmi nous ici, il méritait de réussir et si je pouvais l’y aider, je le ferais. Nos sacs sur le dos, on quittait l’amphi et on se dirigeait vers la sortie du bâtiment. On s’arrêta devant le panneau des premières années pour voir comment travaillaient nos fillots cette semaine. On voulait aller manger un bout tous ensemble si nos emplois du temps coïncidaient. Malheureusement ça devrait être reporté.

 

Lloyd et moi sortîmes de l’établissement et nous nous dirigeâmes en direction de l’appartement de mon ami. J’aimais plutôt bien ces moments où l’on était juste tous les deux. C’était comme un battement de cils. Une pause agréable mais toujours trop courte. J’observais les gens qui marchaient dans la rue. Un couple de retraités flânait devant nous, main dans la main. Malgré les années, ils semblaient toujours si heureux et amoureux que j’en devins jaloux. Connaîtrais-je un jour le bonheur ? Pourrais-je un jour me balader, comme ces petits vieux avec mon âme sœur ? Parfois, je me demandais si nous pourrions un jour le faire sans être jugés. J’espérais secrètement que ça arriverait le plus tôt possible et que je connaîtrais cette ère de paix avant de mourir.

 

« Tu finis tard ce soir ? me demanda Lloyd, inquisiteur.

— Il me semble que la dernière séance finit vers onze heures et demie. Ça devrait aller, essayai-je de le rassurer.

— J’espère que tu auras le temps de te reposer un peu quand même. Avec les examens qui arrivent dans quelques semaines..

— T’en fais pas, je survivrai. T’as commencé l’analyse ou pas du tout ? » demandai-je.

 

Je commençais à réfléchir à la manière dont j’allais amener la séance d’aujourd’hui. Lloyd était quelqu’un qu’il fallait motiver. Lors des premières sessions de soutien, j’étais encore novice et nous avions passé bon nombre d’après-midi sur Netflix à mater des séries. Non pas que je n’appréciasse pas ces moments, mais nous ne travaillions pas durant ce temps-là et cela s’était ressenti : les notes des premiers examens furent désastreuses.

 

Quand on arriva chez Lloyd, on jeta littéralement nos sacs vers le salon et nous nous dirigeâmes vers la cuisine pour goûter. C’était une sorte de tradition dans cet appart, quand on rentrait des cours, qu’il soit quatre heures ou six heures de l’aprèm, on goûtait. Lloyd sortit la cuillère et le Nutella tandis que je m’occupais des pains au lait. Qui a dit que nous étions des enfants ? Cette personne a raison !

 

Avant de tout ranger pour pouvoir enfin aller bosser, je me surpris à observer Lloyd qui, pour ne pas gâcher ce mets précieux, léchait la cuillère de Nutella. Je n’avais jamais vu une chose aussi sexy de toute ma vie, je crois. À un moment, il intensifia son action, presque au point de la caricaturer, mais il éclata de rire et je compris qu’il m’avait surpris en train de le regarder. Merde ! Mes joues semblèrent virer au cramoisi et je me dirigeais vers le salon pour préparer la séance de travail, non sans lui avoir jeté le torchon de la cuisine au visage. Il n’avait qu’à ranger tout seul puisque Monsieur Lloyd se foutait de ma gueule.

 

Je sortis de veille mon ordinateur, vérifiais les onglets Internet d’ouverts et fermais ceux qui n’avaient pas d’intérêt pour le moment. Je cherchais sur You Tube l’extrait dont nous devions faire l’analyse cette après-midi. Ce jour-là, il était tiré du film Roméo + Juliette de Baz Luhrmann. Je crus que le karma s’acharnait. Ce fut en soufflant bruyamment que je m’installais sur le canapé, les pieds appuyés contre la table basse. Lloyd me rejoignit quelques instants plus tard, et nous démarrâmes l’analyse.

 

Posés tous les deux devant l’ordi, sa main frôla délicatement la mienne. Je pris peut-être ça pour un signe alors qu’il ne l’avait pas fait exprès. Encore une fois. Il n’empêche que ça faisait du bien d’avoir un contact physique avec lui.  C’était comme si, pendant l’espace de quelques secondes, je pouvais enfin être moi-même. Ce fourmillement revint de manière bien plus intense dans mon bas-ventre. Qu’était-ce donc ? Je croyais le savoir, mais la peur m’empêchait de me l’avouer.

 

Tout notre groupe savait que Lloyd était gay. Tout le monde l’avait très bien accepté et tout se passait bien pour lui. Il n’empêche que la peur me tiraillait l’estomac, j’étais encore dans le placard, pour tout le monde. Mais là, à ce moment-là, à cet instant suspendu, sa main toucha la mienne et je sus. J’étais prêt. Prêt à casser ces chaînes qui m’entravaient. Prêt à profiter de la vie. Prêt à être qui j’étais réellement. Prêt à arrêter de me cacher. Alors, j’attrapais la main de Lloyd. Une seconde. Puis deux. Je sentis que son regard se posait sur moi. Mais il ne retira pas sa main. Je ne bougeais pas non plus. Je continuais de fixer l’écran. La peur était revenue. Et si je m’étais trompé ? S’il n’en avait rien à faire de moi ? S’il avait déjà quelqu’un ? Il m’en aurait parlé ? Non ? Il ne me devait rien en même temps. Le stress montait. Je ne retirais pas ma main. Je n’en avais pas la force. Je ne le regardais même pas non plus. Je ne pouvais pas. Regarder le film. Se concentrer sur le film. L’analyse. J’avais l’impression que le temps ralentissait. J’entendis quelqu’un, mais j’étais incapable de me concentrer sur ce qu’il disait. Le temps semblait s’éterniser lorsque je captais enfin quelques mots :

 

« Nath’, regarde-moi, s’il te plaît », m’implora Lloyd d’une toute petite voix en tirant ma main vers lui.

 

Je ne sus comment, je vis Lloyd en face de moi. Ma tête avait peut-être tourné d’elle-même.

 

« Tu m’expliques ? dit-il en montant nos mains au niveau de mon regard, le sien rempli de larmes.

— Que je t’explique quoi Lloyd ? Que je t’explique quelque chose que tu as déjà compris ? Dis-moi juste que je ne me suis pas planté, dis-moi juste que je ne me suis pas fait d’illusions sur ça ? » m’emportais-je en faisant des grands cercles avec mon autre main autour de nous, sentant mes joues devenir humides.

 

Je plantais mon regard dans le sien. Ses habituelles prunelles émeraude me semblaient pour une fois si froides, si dures. J’y lus de l’incompréhension. Il ne m’avait encore pas dit ce que j’avais besoin d’entendre. Je le savais. Il fallait bien que ça arrive, je savais que je me plantais, mais bordel j’avais pas prévu que ça me ferait si mal. C’était comme s’il avait lui-même pris une masse et avait frappé de toutes ses forces sur un cœur en cristal. Sur mon cœur. L’espoir fait vivre, mais parfois qu’est-ce que ça faisait mal. Un mal de chien !

 

Je retirais ma main brusquement, non sans mal. J’enlevai l’ordi de nos jambes et me levai. Je ne pouvais plus rester là ce soir. Je savais qu’il ne m’aurait pas mis pas à la porte, mais je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas rester là, rester chez l’homme que mon cœur avait choisi. Rester ici pour m’entendre dire qu’il ne voulait pas de moi, que je me faisais des idées. Je ne pouvais pas. Je commençais à rassembler mes affaires, étalées de partout dans l’appart.

 

« Nath’ qu’est-ce que tu fous, bordel ?! explosa-t-il en se levant brusquement du canapé.

— Je m’en vais, j’ai compris Lloyd, je me suis fait des idées, c’est pas grave… dis-je en reniflant.

— Quoi ? Tu t’es fait des idées ? Mais non ! Pas du tout. En fait tu as même visé très juste, me coupa-t-il en avançant vers moi, ses joues désormais baignées de larmes.

— Pardon ?

— J’essayai de tout cacher, de cacher tout ce que je ressentais pour toi. Je savais même pas que t’étais gay bordel ! Comment j’aurais pu ne serait-ce qu’imaginer exposer au monde entier que j’étais sous le charme, hein ? » annonça-t-il tout en continuant d’avancer, me bloquant contre un mur.

 

Je remarquais que j’étais pris au piège seulement lorsque son torse entre en contact avec le mien. Mon dos était appuyé contre le mur froid, c’était la seule chose qui me permettait de garder les pieds sur terre à cet instant. Je ne savais pas si j’étais heureux, si j’avais peur de ce qui allait se passer désormais, parce que ce serait clairement la première fois pour moi, si je me sentais si fier d’avoir réussi à briser mes liens. Je crois que c’était un peu un mélange de tout ça dans ma tête à ce moment-là. C’était comme si chaque émotion était un tourbillon et qu’elles se battaient pour savoir laquelle prendrait le dessus. Comme s’il n’y en avait qu’une qui pouvait vaincre toutes les autres.

 

Lloyd plaça ses mains contre le mur, de façon à encadrer mon visage. Mais qu’est-ce qu’il faisait ?

 

« Nath’ ? Pourquoi maintenant ?

— Je sais pas, j’ai senti que j’étais prêt. Enfin prêt à ce moment-là. Avec toi. Je suis pas certain de vouloir que les autres le sachent pour le moment.

— Je vois, dit-il d’une voix qui laissait entendre qu’il comprenait parfaitement ce que je ressentais. Tu sais quoi ?

— Non…

— J’ai très très envie de t’embrasser là tout de suite », dit-il en avançant lentement sa tête de la mienne avec un sourire amusé sur le visage.

 

Il s’approchait doucement de moi, tel un chat avec une souris. Mais contrairement à la souris, je ne me sentais plus pris au piège. J’étais seulement soulagé et heureux que quelqu’un sache. Spécialement Lloyd. Son regard se planta dans le mien. Il perça mon âme et s’y accrocha de toutes ses forces. Je ne pouvais pas détourner le regard. Il m’avait hypnotisé et j’étais carrément réceptif. Bordel. Au moment où ses lèvres allaient se poser sur les miennes, je détournais la tête, ses lèvres s’écrasèrent alors sur ma joue.

 

Je lus de l’incompréhension dans son regard. Avant qu’il n’esquisse le moindre geste, j’enroulais mes bras autour de sa taille.

 

« Tu sais quoi ? J’ai très très envie de t’embrasser aussi, dis-je tout en me pressant un tout petit peu plus encore contre son corps. Mais il va falloir faire une toute petite chose juste avant qu’on passe à cette étape.

— Quoi donc ? demanda-t-il, intrigué.

— Finir la séance de révision d’abord, rigolais-je.

— Nath’ ! Non t’as pas le droit de me faire ça, de nous faire ça ! se plaignit-il

— Sinon on ne finira jamais Lloyd, sois objectif.

— J’ai jamais dit que t’avais tort, je dis juste que j’attends ce moment depuis bien plus longtemps que tu n’oses l’imaginer et que tu me fais encore patienter » avoua-t-il d’une voix boudeuse.

 

Je déposai un baiser sur sa main, puis ce fut le tour de son épaule et enfin du coin de ses lèvres. Je lui promis que dès l’instant où nous finirions de travailler jusqu’à l’heure à laquelle je devais partir au boulot, je ne serais qu’à lui. Il accepta le marché et nous nous réinstallâmes sur le canapé, lovés l’un contre l’autre, l’ordinateur sur nos genoux.

 

Il se passa une heure trente de travail intensif avant que nous mettions le point final à l’analyse de l’extrait. J’avais les yeux qui piquaient à force d’être resté trop longtemps sans quitter l’écran des yeux et mes membres étaient ankylosés. Je décidai de poser l’ordi sur le côté pour aller me chercher un verre d’eau. Lloyd était parti dans la salle de bain pour se rafraîchir, même début octobre, le temps était chaud. On assistait à un bel été indien.

À l’instant où je posais mon verre sur le comptoir, deux bras puissants m’enlacèrent tendrement. Telle une plume légère, un baiser vint s’échouer au creux de mon cou. Puis ce fut une pluie torrentielle qui prit la place de la plume sur mon épaule. Je me retournai vers Lloyd. En passant mes bras autour de son cou, je lui massais délicatement la nuque. Il ferma les yeux de plaisir. Et je souris, satisfait de l’effet de mon geste. Je fermais les yeux à mon tour et m’approchais doucement de ses lèvres. Ses belles lèvres pleines et à l’aspect si douces. Je déposais furtivement mes lèvres sur les siennes et mon corps fut secoué d’une vague de bien-être indéfinissable. Je recommençais avec plus d’intensité. J’avais enfin compris quelle était ma place dans ce monde. Elle était dans les bras de cet homme si doux et diablement sexy en léchant une cuillère de Nutella. Et pour rien au monde je n’échangerais ma place avec qui que ce soit. Il me serra un peu plus fort contre son cœur et me transmit tout ce qu’il pensait de nous à travers le mouvement de ses lèvres contre les miennes. J’étais heureux. Rien d’autre n’importait à ce moment-là.

4 réflexions sur “Nouvelle #6 : Time to Love

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